Queer Gaze #5 – Théorie

Ces dernières semaines, le Club de Bridge a exercé son queer gaze pour tenter de démonter et démontrer une histoire de l’art exclusivement heteropatriarcale. Aujourd’hui, le Club de Bridge vous propose un cadre théorique à la notion de Queer Gaze, qui peut aussi être lu comme une méthodologie pour faire entrer les queer dans l’histoire.

Déjeuner sur bitume

Sur la peinture de Manet, ce qui semble être dévoré au déjeuner, ce sont des corps de fxmmes.
Ce que nous, membres du mouvement queer, ne cessons d’apprendre, c’est que nos corps, même appropriés ou pétris d’oppression, restent nos armes politiques les plus fortes. Nous nous tenons debout et faisons de nos poils et de nos cicatrices, de nos cheveux décolorés et de nos pomettes pailletées, les monuments de notre histoire. Dans nos luttes, nous incarnons, in-corps-orons notre idéal politique. Nous nous réapproprions nos histoire, et avons le droit d’y voir grandir nos futurs.

Que vive la ZAD du Carnet

Face aux menaces d’expulsion imminente que reçoit la ZAD du Carnet nous devons rejoindre les cabanes qui y sont construites, pour les tenir et continuer à voir exister leur accueil inconditionnel, les liens qu’elles permettent avec les êtres humains et non-humains.
Et alors que cette urgence se fait de plus en plus pressante, des textes continuent de poser les bases de nos cultures de résistance. Des appuis contre lesquels nous pouvons rebondir, des mots comme autant de filets de secours éternels, qui empêchent que cette culture de lutte soit détruite sous les mâchoires des tractopelles.
Le Club de Bridge, se débattant avec son impuissance, s’accroche au texte de Marielle Macé et vous propose de l’arpenter. En attendant de pouvoir tenir plus qu’une cabane de mots.

Nos cabanes de Marielle Macé est disponible aux éditions Verdier.

Merci énormément à PizzaMax , meilleure constructrice de cabanes berlinoises et J.L. Sintzen pour l’idée et le soutien.
Plus d’info: Zad du Carnet