Tatoo workshop w/ Torhaus – Berlin

Torhaus is an utopian collective which is gathering artists and architects concerned about the future of the Tempelhof Airport, Berlin. Every saturday, a souvenir workshop takes place, that asks participants to create memories of places they didn’t go to. Of places unreachable because they only exist in the future, or because the pandemic makes us stay in a very local spot. The non-travel agency created by Torhaus is then a way to reflect on globalisation and the way we can experiment travel differently.

During this workshop, the Club de Bridge created utopian tatoos. Tatoos that put into question our appearances as part of the identity we present, and the possibility to present a made-up identy, based on a made-up physical appearance.

Sérigraphies en vente

Grâce à la résidence réalisée au Confort Moderne, le Club de Bridge est heureux de proposer ces premières pièces à la vente.
Ce sont quatre sérigraphies, réalisées avec soin à l’atelier de la Fanzinothèque. Elles sont chacune tirées en 50 exemplaires et sont signées, datées et numérotées. Leur format est de 50cm x 70cm. Le papier utilisé est un 280g ultra noir.

1 sérigraphie | 50€
4 sérigraphies | 150€

Pour les commandes, n’hésitez pas à contacter le Club par email: contact@clubdebridge.fr

Opinion Pole Dance

Mask for Mask

It’s Ok to Cry

Hit Them Baby One More Time

(plus que quelques exemplaires dispo)

Retour en image sur la résidence au Confort Moderne

En Juillet 2020 le Club de Bridge a eu la chance de réaliser une résidence artistique au Confort Moderne.

Cette résidence a été le lieu de réflexion sur la pratique artistique du Club de Bridge, sur ses possibilités d’entrer dans la matière, de tester de nouvelles formes, plus tangibles que celles proposées sur des plateformes virutelles. Cette résidence a aussi été le lieu d’une recherche théorique sur la radicalité queer, qui a pu être menée grâce au fond d’archives de la Fanzinothèque. Enfin, les nombreuses rencontres avec les acteurices de ce secteur a été extrêmement formateur. Le Club de Bridge tient a remercier tout particulièrement Yann Chevallier (directeur), qui a été un soutien très précieux et grâce à qui le Club de Bridge a largement élargi ses considérations artistiques. Le Club tient aussi à remercier Gilles Ivain et Virginie von Terrarium pour leurs orientations théoriques et pratiques. Enfin, le Club souhaite remercier Anne Hubert pour avoir su mettre son expertise en sérigraphie au profit de cette résidence.

Le Club est honoré de faire désormais partie de la belle et grande famille du Confort Moderne <3

Voici un petit retour en images déroulant pas à pas la réalisation des sérigraphies du Club de Bridge:

1) Après avoir réalisé les visuels sur papier, avec un crayon et une feuille, la version numérique est imprimée sur un papier translucide.

2) Le papier translucide est ensuite déposé sur un « écran » (tissu aux mailles très serrées) préalablement enduis d’un produit photosensible.
L’écran recouvert du papier translucide va être déposé à la lumière, et le produit photosensible va donc réagir et créer un pochoir

3) Ensuite, les écrans sont retouchés à la main par les équipes de l’atelier (merci à Marie-Lou et Léna <3)

4) Puis vient la partie la plus « impressionnante »: l’impression ! On réparti l’encre sur l’écran, on cale le papier sur la table d’impression, et on racle vigoureusement ! Le motif apparaît sur le papier, c’est magique.

Pour une sérigraphie superposant plusieurs couleurs, il faudra donc créer plusieurs écrans et réaliser plusieurs passages sur le même papier. Pour Club de Bridge, chaque sérigraphie a fait l’objet de deux passages: un passage pour l’encre blanche et un passage pour un vernis sélectif, permettant de donner souligner certains aspects du visuel, en apportant une profondeur ou un effet de papier mouillé.

5) Etape de séchage! (et d’ébahissement face à la concrétisation du projet)

6) Et enfin… On signe, date et numérote chaque sérigraphie. Et c’est déjà fini :'(

Le 7 info parle du Club de Bridge

Merci au 7 info pour ce bel article écrit à propos de la résidence du Club de Bridge au Confort Moderne !

Cliquez ici pour le lien vers l’article
Et ci-dessous, le texte:

« Chaque été, le Confort moderne reçoit dans ses locaux des artistes en résidence. Le Poitevin Club de Bridge s’y est installé au début du mois, à l’invitation du lieu, pour développer son art mêlant dessin et réflexion autour du militantisme.
Seul au beau milieu de cette vaste salle, caché derrière les murs de la salle d’exposition, il se sentirait presque perdu. « C’est assez incroyable tout cet espace, car je n’ai besoin que d’une feuille et d’un stylo en soi », sourit le jeune dessinateur. Club de Bridge -c’est son pseudonyme- est en résidence d’artiste au Confort moderne depuis le début du mois de juillet, et pour encore quelques jours. Lui qui dit avoir « toujours un peu gribouillé » dans son coin goûte forcément cette opportunité, une première. « C’est une chance extraordinaire d’être là, de mettre les mains dans le cambouis, de pouvoir rencontrer d’autres artistes… »

Le dessin est fin, fait uniquement de noir et de blanc et toujours accompagné d’un texte, tantôt poétique tantôt philosophique. Jusqu’ici, l’ancien saxophoniste du groupe de pop-folk poitevin Kokopeli se contentait de partager ses créations sur la toile. « A la base, je dessine pour faire rire mes potes. » La donne a quelque peu changé au gré de son parcours universitaire, où le dessin est devenu une véritable « façon de s’exprimer ». Au sortir d’un Master en Sciences politiques validé entre Poitiers et Lille, le Poitevin de 25 ans s’est lancé dans une licence 3 Esthétique et sciences de l’art à la Sorbonne avant de faire deux années à l’école des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Paris. « Le but, c’était de faire de la recherche et d’enseigner, dit-il. Mais aujourd’hui, j’ai envie de transmettre mes dessins, avec cette technique visuelle qui essaye de développer un message politique, une critique du système. C’est une manière de renouveler le discours militant. »
Il détourne l’image des Black Blocs

Donner du sens est son credo, il ne s’imagine pas travailler la forme sans le fond. C’est d’ailleurs pourquoi Club de Bridge rejette l’étiquette d’illustrateur. « Je déteste ce terme qui, pour moi, délie l’image du texte. Ma pratique, c’est justement de lier la théorie et le visuel. Et c’est aussi la forme qui m’amène parfois à revoir mon discours. » Eveillé au militantisme durant ses années d’études à Poitiers, très sensible à la cause LGBTQ+, il travaille actuellement à modifier « l’image » des actions militantes radicales, notamment les Black blocs. Explorant par là une autre voie -plus inclusive- du paysage militant. « J’essaie de les rendre moins virils en intégrant des éléments féminins comme des talons hauts ou, par exemple, en détournant le titre Hit Me Baby One More Time, de l’icône gay Britney Spears (qui devient Hit Them Baby One More Time en dessin, ndlr). »

Cette démarche, engagée, a rencontré un certain écho sur les réseaux sociaux durant le confinement. Au point de taper dans l’oeil des équipes du Confort moderne, qui ont alors contacté le jeune artiste. « J’ai exprimé mes réflexions théoriques sur Instagram où, en l’espace de quelques semaines, mon compte est passé d’une petite centaine d’abonnés à plus de 2 000. J’ai pu constater que l’entre soi militant y était très fort, que les gens republient vachement sur ces réseaux. » Désormais c’est sur papier que se développent les messages de Club de Bridge, des productions graphiques destinées à alimenter la Fanzinothèque et l’atelier de sérigraphie. Voilà de quoi lui donner quelques idées pour la suite. « J’espère un jour pouvoir vivre de mon art. » »

Article écrit par Steve Henot.

Aurèle Nourisson parle du Club de Bridge

Merci à Aurèle Nourisson pour son regard critique sur le travail du Club de Bridge !

« Club de Bridge est un artiste, illustrateur qui est assez âgé pour avoir connu enfant le 11 septembre 2001, mais assez jeune pour n’avoir jamais connu un monde sans téléphone portable ou internet. Il navigue entre l’illustration, le vêtement, la vidéo et la performance, tout en mettant au centre de son travail la politique au sens le plus militant du terme.

Au départ, il y a un graffiti au milieu d’une friche, comme masque et pseudonyme, comme ça trouvé au détour d’une balade sur un wagon abandonné, et puis très vite il y a un compte instagram où pêle-mêle sont débattus les notions de « séparatisme », de « blanchité », d’ « écologie » ou de « queer ». Mais Club de Bridge n’est pas là pour donner des leçons, ou montrer des manières de faire, il se propose d’explorer par son biais, celui de son identité, de mettre en œuvre une tentative de déconstruction constante de notions qui nous paraissent acquises. En partant de lui et de ces perceptions ils démêlent des points de frictions, des points de questions qui doivent nous amener à réfléchir le demain autrement.

Sans jamais verser dans le militantisme de parti, il tient sur un fil ténu, entre illustration, travail plastique et réflexion politique, proposant parfois même des travaux poétiques, ou illustrant des notions esthétiques, il ne se pose jamais dans la position d’un professeur mais bel et bien dans celle de l’artiste qui part de son rapport au sensible, au monde, aux choses, tente d’en faire frémir les frontières pour, qui sait, peut-être enfin sortir de cette circularité du monde vécu comme spectaculaire intégré. »

Aurèle Nourrisson
Administrateur du Confort Moderne et chercheur indépendant

Résidence – Le confort moderne

Cette mythique institution poitevine accueille le Club de Bridge le temps du mois de juillet.

C’est au sein du Confort moderne que le Club de Bridge joue désormais sa carte blanche. Il l’abat pour faire émerger, par le jeu des matières et des mots, le grain des voies secondaires. Des grains de voix et de papier, comme autant d’issues joyeuses à l’effondrement souhaité du château de cartes politique.