Aurèle Nourisson parle du Club de Bridge

Merci à Aurèle Nourisson pour son regard critique sur le travail du Club de Bridge !

« Club de Bridge est un artiste, illustrateur qui est assez âgé pour avoir connu enfant le 11 septembre 2001, mais assez jeune pour n’avoir jamais connu un monde sans téléphone portable ou internet. Il navigue entre l’illustration, le vêtement, la vidéo et la performance, tout en mettant au centre de son travail la politique au sens le plus militant du terme.

Au départ, il y a un graffiti au milieu d’une friche, comme masque et pseudonyme, comme ça trouvé au détour d’une balade sur un wagon abandonné, et puis très vite il y a un compte instagram où pêle-mêle sont débattus les notions de « séparatisme », de « blanchité », d’ « écologie » ou de « queer ». Mais Club de Bridge n’est pas là pour donner des leçons, ou montrer des manières de faire, il se propose d’explorer par son biais, celui de son identité, de mettre en œuvre une tentative de déconstruction constante de notions qui nous paraissent acquises. En partant de lui et de ces perceptions ils démêlent des points de frictions, des points de questions qui doivent nous amener à réfléchir le demain autrement.

Sans jamais verser dans le militantisme de parti, il tient sur un fil ténu, entre illustration, travail plastique et réflexion politique, proposant parfois même des travaux poétiques, ou illustrant des notions esthétiques, il ne se pose jamais dans la position d’un professeur mais bel et bien dans celle de l’artiste qui part de son rapport au sensible, au monde, aux choses, tente d’en faire frémir les frontières pour, qui sait, peut-être enfin sortir de cette circularité du monde vécu comme spectaculaire intégré. »

Aurèle Nourrisson
Administrateur du Confort Moderne et chercheur indépendant

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